L'exploit malgré tout
Il parait que le tour est mort tout cela parce qu'il serait plus simple de grimper un col chargé comme une mule, ce qui est assez paradoxal. S'il est vrai que faire un classement dans ces conditions revient à faire un tableau comparatif des méthodes de dopage, je trouve l'empressement à ridiculiser l'exploit bien exagéré. Même avec le sang ampli de globules rouges étrangers et les bronches débouchées par le soin d'un asthme qui tombe fort bien, grimper trois ou quatre cols dans une journée, cela doit encore représenté un certain effort. Jusqu'à preuve du contraire, chargé ou non, le cycliste va au bout de lui même, pour la bonne et simple raison qu'il doit battre d'autres cycliste chargé. Même si le classement n'a pas de valeur et si l'on ne peut glorifier les vainqueurs, reste qu'aucun dopage ne supprime l'effort.
Ceci dit, je me tape totalement du cyclisme, regarder la montagne pendant des heures à la télé avec un mec qui tire la langue en pédalant m'emmerde et je me cogne de savoir qui gagnera. Je trouve juste que ceux qui s'y intéressent usent trop facilement de l'opprobre et ils me gonflent tout autant que les commentateurs niaiseux qui continuent de faire semblant d'assister à une course propre.