La rentrée politique
Chers amis de la politique et du spectacle, bonjour.
Alors que l'été semble avoir versé ses dernières gouttes et que le soleil d'automne frappe à nos portes, la rentrée politique s'annonce. Alors oui, lecteur, mon ami, toi qui regarde TF1 et écoute le journal de RTL qui vient perturber de ses tristes nouvelles le best-of estival des grosses têtes, tu te demandes pourquoi on parle de rentrée alors que la figure numéro un de notre belle République, notre fringant président liposucer par photoshop, n'a pas cessé d'être présent durant ce mois d'août.
Un petit moment d'histoire s'impose. Vois tu cher lecteur, il fut une époque décadente où le président profitait du mois d'août pour renvoyer tout le monde au soleil, lui le premier, son gouvernement en second et les vieux ensuite en période de canicule. Cette période festive prenait fin vers le début du mois de septembre avec le premier conseil des ministres ou avec le premier défilé syndical, selon la promptitude des différents protagonistes à sortir de la torpeur du roman de l'été. Un service trois pièces à Brégançon, trois milles morts de chaud et un président plus tard, cet esprit délétère a disparu. Notre président et le gouvernement tout entier veillent de leur regard perçant sur notre beau pays, en prenant exemple sur ce que notre chef de l'État connait le mieux après les cadeaux fiscaux : la presse.
Dans la presse aussi, l'été est la saison de la fête du slip. Seulement comme il faut bien vendre, elle se concentre durant cette période sur des sujets qui ne demandent pas trop d'effort : les faits divers, les chiens écrasés et les vieux fumés au chêne lorsqu'on est en 2003 et que mamie avait du parquet. Et bien notre Président-gouvernement fait la même chose, au mois d'août, il s'ébroue aux rythme du fait divers, proposant d'inspecter les manèges, les pédophiles ou les chiens au rythme de l'actualité. Notre président et son premier fusible ont même poussé jusqu'aux pages nécrologiques, virevoltant ainsi autour des illustres comédiens de la scène et de la cène et des marins pêcheurs écrasés (à défaut de chiens, il faut dire que les chiens ne sont plus écrasés depuis qu'on les pique pour venger nos enfants).
Ainsi depuis 2007, la rentrée politique, comme la rentrée journalistique, correspond au moment où l'on finit par retrouver les sujets de sociétés, celui où l'on se dit qu'on a bien fait semblant de faire son métier pendant un mois.
be-rewt
à 14:39
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